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L’isolement en psychiatrie : dossier thématique

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Haute Autorité de Santé (HAS)
Isolement et contention en psychiatrie générale
Recommandation pour la pratique clinique, 2017

Cette recommandation de bonne pratique vise à déterminer la place de l’isolement et de la contention en psychiatrie générale. Son objectif est de permettre aux professionnels de santé amenés à recourir éventuellement à ces mesures de dernier recours, d’améliorer et d’harmoniser leurs pratiques, en répondant aux exigences cliniques, éthiques, légales et organisationnelles. La finalité est la sécurité et l’amélioration de la qualité de la prise en charge des patients. [extrait du site de l’HAS]


Contrôleur général des lieux de privation de liberté
Isolement et contention dans les établissements de santé mentale
Rapport, 2016

La Contrôleure générale des lieux de privation de liberté publie un rapport sur « L’isolement et la contention dans les établissements de santé mentale », premier d’une collection d’analyses thématiques que le CGLPL a décidé de développer à compter de cette année. Les visites conduites depuis huit ans dans les établissements psychiatriques ont permis au CGLPL de dresser une série de constats et de recommandations, présentés dans ce rapport. [extrait du site du CGLPL]


Aurélie Grillot, Réseau Qualité des Etablissements de Santé
EPP Prescription et surveillance de l’isolement en psychiatrie
2008
Des outils sont donnés afin d’aider les établissements à évaluer la qualité des soins et la sécurité des patients hospitalisés mis en chambre d’isolement.

 

 

 


GIRAUD Laurent
Le patient psychotique en chambre d’isolement
Aix-en-Provence : Master 1 de psychologie clinique et psychopathologie, 2008.

La mise en chambre d’isolement du patient psychotique hospitalisé en psychiatrie est une pratique qui pose question, jugée tantôt thérapeutique tantôt aliénante. Notre objectif a été de se dégager des premières considérations mettant en avant l’aspect « contenant » de ce lieu de part ses limites physiques. Nous sommes allés au-delà du premier niveau de ce basculement métaphorique, en nous dirigeant vers l’idée d’une contenance psychique élaborative, en lien notamment avec la notion d’angoisse de morcellement du patient souffrant de schizophrénie. Nous avons alors émis l’hypothèse que la « capacité de rêverie » des soignants permet de participer à la diminution de l’angoisse du patient psychotique en chambre d’isolement. Cela signifie qu’ils élaboreraient ce qu’amène le patient pour le lui restituer modifié et doté de sens, et, qu’ils lui transmettraient aussi une part de leur propre capacité d’élaboration. Pour étudier ce phénomène, nous avons utilisé des entretiens semi-directifs avec des patients schizophrènes ayant connu cet isolement, et, des infirmier(e)s du service y intervenant, et ce pour accéder à leur vécu par l’intermédiaire du langage. Les résultats appuient partiellement notre hypothèse, dans le sens de l’existence d’une dynamique intersubjective entre les soignants et les patients dans ce lieu spécifique, durant leur hospitalisation. Mais le poids de l’enfermement et de la rupture d’avec le temps social qui en résulte, semblent ne pas permettre cet effet pacifiant tant recherché sur l’angoisse. Pour autant, le respect du sujet dans sa dimension psychique doit demeurer. [résumé d’auteur]